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Communiqué
San Quirico, 21/09/2009
Chers amis et parenté,
Je ne sais pas si je trouverai les mots qu'il faut pour vous
exprimer la raison ultime qui m'a fait revenir marcher sur une
voie de pèlerinage tel que la Via Francigena. Ce que le camino
m'apporte le plus et ce qui est le plus important pour moi, ce
sont ces grands moments de silence en solitaire ou j'entre dans
une méditation assez profonde pour faire un voyage intérieur
extraordinaire. Dans ces moments-là, toutes nos qualités et
surtout tous nos défauts remontent à la surface. On en a accès
avec une grande objectivité et une précision assez surprenante.
Puis arrivé au plus profond de soi-même, il y règne une
ambiance très spéciale. On s'y sent tellement bien. On voudrait
pouvoir revivre cet état de grâce au quotidien. De retour au
Québec, comment faire pour revivre et actualiser ça? C'est à
dire, toutes ces connaissances acquises sur soi et toutes ces
solutions découvertes pour devenir une meilleure personne,
comment faire pour ne pas les oublier enfin de pouvoir les
mettre en pratique tous les jours? Après ma troisième expérience
de cet ordre, j'espère que cette fois-ci, j'ai découvert ce que
je dois faire pour y arriver. Voilà! Si je vous raconte tout ça,
c'est surtout pour vous donner encore plus le gout de partir un
jour... Il faut le faire... N'hésitez plus... C'est incroyable
tout de qu'on peut en retirer.
Quelques fois la Via Francigena nous teste pour savoir si nous
sommes vraiment des pelligrini. Aujourd'hui, ce fut les cas:
Nous arrivons à Torregnieri ou nous sommes supposés coucher
près de l'église. Malheureusement, le tout est en rénovation.
Comme nous avions fait 25 kilomètres et qu'il était 14h30, nous
décidons de prendre l'autobus de 15h30 pour San Quirico.
Embarqués dans celle-ci. on ne peut pas acheter de billets et le
conducteur refuse de nous accepter en nous disant d'aller
acheter ceux-ci à la tabacchi et de prendre l'autobus de 16h30.
Une fois rendu à ce magasin, il était fermé. On décide donc
d'aller à une boite téléphonique pour au moins réserver notre
coucher du soir à San Quirico. Le téléphone ne fonctionne pas.
Une fois la colère de Pierre dissipée, on décide de faire les 7
kilomètres de plus à pieds. Donc ce jours-là, on a marcher 32
kilomètres (notre record) pour arriver à destination à 17h00.
ULTREIA! (Toujours plus loin!)
Je vous embrasse avec toujours autant de sincérité, Normand le
pèlerin vrai
P.S. Je vous écris de Bolsena et nous arriverons à Rome
vendredi, le 2 octobre. Ce sera une journée plus tôt pour y
passer 4 jours à visiter.

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