Le pèlerin reprend son
bourdon pour une troisième fois. Cette fois-ci, c’est pour
faire la Via Francigena dite la route des Français. Ce
chemin de pèlerinage part de Canterbury en Angleterre pour
se terminer à Rome sur une distance d’environ 1800
kilomètres.
Quant à
Pierre Cadieux et à moi, nous partirons le 11 aout de
Besançon en France pour traverser la Suisse et une partie de
l’Italie jusqu’à Rome sur une distance d’environ 1350
kilomètres que nous prévoyons faire en environ 55 jours.
La Via
Francigena est une ancienne route romaine qui date de Jules
César qui, en 58 av. J.-C. ouvre une « Route du Soleil »,
liaison la plus courte entre la mer du Nord et Rome. À la
suite de la domination arabe de Jérusalem (640 apr. J.-C.),
Rome devient la principale destination des pèlerinages
chrétiens et le reste jusqu’au début du culte de
Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice au Xe siècle.
La Via Francigena a été ouverte au
VIIe siècle pour permettre aux Anglais fraîchement
christianisés de se rendre à Rome. La Via Francigena est
mentionnée pour la première fois en 876 dans un parchemin
toscan. Mais c’est grâce à Sigeric, archevêque de Canterbury
en Angleterre que nous la connaissons aujourd’hui. Il
entreprend en effet en 990 un voyage à Rome pour aller
chercher le pallium (pour les plus vieux, une espèce
d’étole) symbole de son investiture. À son retour, pour
remercier Dieu des faveurs obtenues, il revient à pied et il
note soigneusement dans un journal les 80 étapes qu’il a
franchies en autant de jours.
La Via Francigena fut surtout
utilisée par des papes, des empereurs, des banquiers, des
marchands et des brigands. De celle-ci reste, en Angleterre,
en France, en Suisse et en Italie, des tronçons importants
avec des pavés et des dallages romains et médiévaux.
Celle-ci, autour du XVIIe siècle, tombe en désuétude jusqu’à
ce jour de 1993 où le gouvernement italien décide de
revaloriser la Via Francigena comme itinéraire culturel de
l’Europe en vue du Jubilé.
Les difficultés sont grandes
puisqu’on doit traverser plusieurs montagnes, dont les
Alpes, au col du Grand-Saint-Bernard (2450 m), que le
balisage est parfois absent ou trompeur, que l’hébergement
est assez difficile et que les coûts sont plus onéreux que
sur le Camino de Compostelle. C’est pour ça qu’on veut la
faire… en autres…
Pour ceux qui voudront nous suivre,
je vous propose deux sites :
Le premier comporte 13 étapes qui
sont à deux étapes près ce que nous avons planifié. Vous
n’avez qu’à cliquer sur la liste des étapes et vous
obtiendrez plein d’information.
http://www.wanderland.ch/fr/routen_detail.cfm?id=284505
Pour la partie italienne, vous
cliquer à droite de la fenêtre sur l’itinéraire de votre
choix. C’est Google. Pour agrandir l’image, avec votre
souris, double cliquez en positionnant la main sur le
parcours. Ça vous donne une très bonne idée de la difficulté
du terrain.
http://www.viafrancigena.eu/maps/cartografia.asp
Finalement, ci-joint un premier
itinéraire possible de notre pèlerinage à Rome par la Via
Francigena.
Voici mon adresse électronique pour
garder un certain contact lorsque le chemin me le permettra.
Il me fera grand plaisir de vous lire :
simon1655@hotmail.com
ULTREÏA!
C’est avec beaucoup d’affection que
je vous embrasse toutes et tous, Normand, le pèlerin de
nouveau excité
Il m'autorise à
vous tenir informés de son cheminement vers la réalisation
de son rêve de pèlerinage . Je publierai tous les
communiqués qu'il me fera parvenir.
Merci Normand
pour ta générosité
Bravo et bonne
chance !